Gestion des ressources et de l'énergie
Les canons à neige sont de plus en plus utilisés dans le secteur des sports d'hiver afin de garantir des retombées économiques même en l'absence de neige naturelle qui serait synonyme de catastrophe économique. Depuis plusieurs années les chutes de neige se font plus rares et le climat est plus capricieux, alternant période de froid et de redoux, pour faire face à ces aléas climatiques les stations ont choisi d'installer massivement des canons à neige. En 20 ans, l'enneigement cumulé moyen dans les stations françaises est passé de 12 mètres à 7 mètres, une tendance incompatible avec les attentes des vacanciers qui attendent une neige de bonne qualité. Pour remédier à ce problème les stations se sont équipées depuis plusieurs années d'enneigeurs artificiels, ces derniers ont besoin de plusieurs éléments pour fonctionner, principalement de l'eau et de l'électricité en grande quantité.

Les canons à neige sont de plus en plus utilisés pour les sports d'hiver afin d'assurer la saison hivernale où absence de neige est synonyme de "catastrophe" économique. Cette période qui court de décembre à avril, était, en toute logique, fonction de la période d'enneigement. Or, les stations ont investi lourdement (46 millions d'euros en 2002) dans les canons à neige artificielle, relève en décembre la "Lettre eau" de France Nature Environnement (FNE). L'exploitation de ces canons à neige n'est bien évidement pas sans poser des problèmes écologiques et une nouvelle fois la recherche de profits à tout prix pénalise notre environnement. Source : notre-planete.info, https://www.notre-planete.info/actualites/actu_470_canons_neige_pollution_montagne_paysage.php
Les canons à neige sont de plus en plus utilisés pour les sports d'hiver afin d'assurer la saison hivernale où absence de neige est synonyme de "catastrophe" économique. Cette période qui court de décembre à avril, était, en toute logique, fonction de la période d'enneigement. Or, les stations ont investi lourdement (46 millions d'euros en 2002) dans les canons à neige artificielle, relève en décembre la "Lettre eau" de France Nature Environnement (FNE). L'exploitation de ces canons à neige n'est bien évidement pas sans poser des problèmes écologiques et une nouvelle fois la recherche de profits à tout prix pénalise notre environnement. Source : notre-planete.info, https://www.notre-planete.info/actualites/actu_470_canons_neige_pollution_montagne_paysage.phpTout d'abord, il faut savoir que les canons à neige ont besoin de plusieurs éléments pour produire de la neige. Parmis ces éléments on trouve essentiellement le besoin en eau et en éléctricité.
La consommation en eau
C'est le premier reproche que l'on fait au sujet de la neige de culture, la consommation d'eau. Il faut néanmoins savoir d'où provient cette eau, comment elle est utilisée et quelle quantité est prélevée.
Les canons à neige pompent de grandes quantités d'eau, car l'enneigement d'un hectare consomme 4.000 m3 d'eau contre 1.700 m3 pour la même surface de maïs, déjà réputé très gourmand en eau. Pour réaliser des économies les stations choisissent d'installer des retenues d'eau le plus haut possible sur les massifs pour profiter de la gravité et ainsi du ruissellement. Cela réduit les frais de pompage. Un canon à neige utilise environ 130.000 m3 d'eau par an sachant qu'il faut 1m3 d'eau pour produire 2m3 de neige de culture. L'eau est directement pompée depuis les retenues collinaires ou bien elle peut provenir de captage dans un cours d'eau. Le captage dans les cours d'eau est très réglementé. Le prélèvement est soumis à autorisation en fonction du débit minimum du cours d'eau. Un ouvrage de captage est généralement implanté en bordure d'un cours d'eau et comporte 2 étapes nécessaires à la séparation et au retrait des matières en suspension, particules minérales ou végétales qui troublent l'eau et rendent son utilisation dangereuse pour les installations d'enneigement.
❄ Dégrillage : séparation des gros éléments, pierres et matériaux en suspension. Cette opération est réalisée au moyen du barreaudage ou grille à grosse trame installée dans un chenal à 45°.
❄ Décantation : elle est effectuée après dégrillage et consiste en un retrait des particules minérales de petite taille en suspension et qui troublent l'eau. La technique employée est le ralentissement de la vitesse de circulation dans un canal dont les dimensions sont déterminées par le débit et la quantité d'impuretés de l'eau à traiter. La vitesse de circulation ou vitesse de sedimentation doit être très faible pour permettre le dépôt de particules, ce qui peut engendrer à des ouvrages relativement conséquents.
Croquis montrant comment la décantation est effectuée.

Voyons maintenant quelle quantité d'eau est utilisée pour la production de neige de culture à l'aide du graphique ci-dessous. On peut voir la quantité d'eau utilisée pour la production de neige de culture ainsi que sa répartition tout au long de l'année. On voit clairement qu'entre Novembre et Avril il y a des variations importantes au niveau de la consommation d'eau potable et du régime des eaux de surface. Tout cela est engendré à cause de la production de neige de culture, les stations se servent d'une partie de l'eau potable pour alimenter les canons à neige, ils prélèvent environ 30% de l'eau potable disponible pour produire de la neige. Ils prélèvent aussi de l'eau dans les rivières ce qui abaisse le niveau des eaux de surface.
Au total, plus de 10 millions de m3 d'eau alimentent les 141 équipements présents dans la montagne française, selon des chiffres publiés en 2003 par l'Office parlementaire des choix scientifiques et techniques. Du fait du niveau bas des rivières en automne, après l'asséchement de l'été, les stations doivent construire des bassins de rétention qui défigurent la montagne, quand elles ne prélèvent pas l'eau dans les réserves destinées à la consommation humaine. Rappelons que l'hiver et le printemps sont des saisons qui assurent la ré-alimentation en eau des nappes phréatiques durement sollicitées l'été. Source : notre-planete.info, https://www.notre-planete.info/actualites/actu_470_canons_neige_pollution_montagne_paysag

La consommation en éléctricité
L'énergie constitue en effet le point le plus délicat de l'impact économique et environnemental de la production de neige de culture. En moyenne les stations dépensent entre 700.000 et 1.500.000 kwh par saison pour la production de neige, sachant qu'avec 1 kwh on peut regarder la télévision pendant environ 4 heures, on se rend compte que les canons à neige sont très gourmands en énergie. L'électricité compte ainsi pour environ 30 % du prix de revient d'un m3 de neige. Et quand on sait que 1 m3 de neige artificielle coûte environ 1€, on comprend qu'il est vital pour une société d'exploitation de réduire sa consommation énergétique.
L'époque où chaque nuit les canons à neige étaient systématiquement mis en fonctionnement est quasiment révolue. Désormais, sur une saison, une usine de production de neige tourne l'équivalent de 2 semaines. Le plus souvent juste avant le début de la saison, cela a deux avantages, d'une part, la consommation d'énergie n'est pas simultanée avec celle des remontées mécaniques. D'autre part, la neige de culture déposée avant les chutes de neige naturelle participe à créer une sous-couche qui va servir à consolider la couche neigeuse pour toute la saison, de plus cette sous couche permet à la neige naturelle de s'accumuler plus rapidement.
En plus d'être très gourmands en électricité, les stations disposent de "salles des machines" où sont contrôlés l'ensemble des canons via un réseau informatique, les opérateurs des canons à neige n'ont plus besoin de se déplacer pour mettre en marche ou régler la puissance d'un canon à neige, ils le font directement depuis un ordinateur. Dans cette salle des machines on trouve de gigantesques pompes qui alimentent les enneigeurs artificiels.
